« Je ne suis pas libre si tu ne l’es pas »
En mai 2006, la junte militaire avait promis sa libération, qu’elle lui a ensuite, nié, reportant sa promesse à 2007.
Il est peu vraisemblable que les Généraux tiennent leur engagement.
La Birmanie est aujourd’hui une des pires dictatures au monde.
Les rapports sur les exactions commises par la junte au pouvoir en
Birmanie se succèdent. Une opposition brimée, des milliers de
prisonniers politiques et des dizaines d’élus du LND emprisonnés,
torturés, meurent en prison depuis dix ans, quand ils ne prennent pas
la route de l’exil. Une gestion économique irrationnelle qui a conduit
ce pays riche en ressources naturelles au rang des plus pauvres d’Asie.
Des revenus détournés par le pouvoir, couplés à ceux du narcotrafic,
qui servent à financer le conflit que livre Rangoon aux minorités
ethniques dans l’est (Karen, Kanchi et Shan) depuis des dizaines
d’années : certaines ONG évoquent l’usage d’armes chimiques, d’autres
des tueries et des viols contre les populations Karenni. Des
affrontements qui ont provoqué des milliers de morts, des exodes
massifs de population (150 000 birmans sont réfugiés dans la Thaïlande
voisine) et une dégradation de la situation humanitaire : la mortalité
infantile serait de 7% et l’espérance de vie de 56 ans,
considérablement réduite par la présence de maladies (malaria, sida,
typhoïde) et le manque d’infrastructures sanitaires.
Fortes du soutien diplomatique de la Chine et de la Thaïlande, avec qui
elles entretiennent des relations économiques étroites, les autorités
de Rangoon s’en lavent les mains. Lorsque le Conseil de sécurité de
l’ONU, grâce à l’impulsion de l’ancien président tchèque Vaclav Havel
et de l’archevêque sud-africain Desmond Tutu, plaçait la question
birmane à son ordre du jour permanent (en septembre dernier), la junte
répondait en jetant en prison six démocrates.
Il y a environ trois mois, l’Organisation internationale du travail
(OIT) déclarait vouloir saisir l’ONU et la Cour pénale internationale
pour le manque de volonté de Rangoon à combattre le travail forcé. On
ignore encore par qu’elle mesure cynique le régime va répliquer.
Parce qu’il est important de rappeler que certains êtres sont des héros silencieux, qu’ils portent en eux ce que l’humain a de meilleur, personne ne doit oublier le combat d’Aung San Suu Kyi pour la libération de son pays du joug de la dictature.
Comments
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bon on va se faire un barbecue soon
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